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Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes- panthères, je serais un homme-juif
          un homme-cafre
          un homme-hindou-de-Calcutta
          un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas
          l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme-torture

on pouvait à n’importe quel moment le saisir le rouer de coups, le tuer - parfaitement le tuer - sans avoir de compte à rendre à personne sans avoir d’excuses à présenter à personne

          un homme-juif
          un homme-pogrom
          un chiot
          un mendigot

mais est-ce qu’on tue le Remords, beau comme la face de stupeur d’une dame anglaise qui trouverait dans sa soupière un crâne de Hottentot ?
Je retrouverais le secret des grandes communications et des grandes combustions.

          Je dirais orage.
          Je dirais fleuve.
          Je dirais tornade.
          Je dirais feuille.
          Je dirais arbre.

Je serais mouillé de toutes les pluies, humecté de toutes les rosées. Je roulerais comme du sang frénétique sur le courant lent de l’oeil des mots en chevaux fous en enfants frais en caillots en couvre-feu en vestiges de temple en pierres précieuses assez loin pour décourager les mineurs. Qui ne me comprendrait pas ne comprendrait pas davantage le rugissement du tigre.
Et vous fantômes montez bleus de chimie d’une forêt de bêtes traquées de machines tordues d’un jujubier de chairs pourries d’un panier d’huîtres d’yeux d’un lacis de lanières découpées dans le beau sisal d’une peau d’homme j’aurais des mots assez vastes pour vous contenir

 

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Kif' la life !

Asil Prod. - Sur la route

Voici quelques rushs sélectionnés d'Asil Prod.qui nous a suivi au cours de ce voyage.
Ambiances de vie sur la route.
Salé PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Fatou   

Petite ville côtière chargée d'histoires de pirateries. Nous y faisons halte quelques jours pour faire sécher le matériel et faire quelques papiers à la capitale toute proche.

Aujourd’hui, samedi 24 novembre 2007, nous sommes à Salé ; jolie ville au bord de l’océan, il pleut, il pleut depuis notre arrivée au Maroc. L’Afrique, nous offre un bain de purification…au camping de la plage depuis deux joursnous organisons le bivouac ; pieds dans l’eau.

 

Toujours du voyage :

 Le beau Jules, ses dents du haut finissent de sortir, il a eu quelques jours d’adaptation, mais depuis 3 jours, il nous offre de nouveau ses sourires d’ange ; dans les bras des tontons et taties il donne à chacun de sa douceur.

 Souleyman ; dit non depuis trois jours ; porte une belle bosse au front, la nuit dernière fut longue et agitée mais cette après midi il courrait après son ballon, se roulait dans la terre et a fini la journée en musique assis sur son djimbé.

 Swann guérit de ses piqûres de moustiques, avec sa cicatrice au sourcil il ressemble encore plus à Christophe ; il fait du vélo avec Zacharie, Elijah et Tom, se fait tatoué des poissons pendant les ateliers dessin, toujours accompagné de son ami Kirikou qui joue du Youkoulélé.

 Joao, après avoir fait tous les sports extrêmes (surf dans la mare, vtt, skateboard, dévalé des pentes sur une planche en carton) en compagnie de ses deux entraîneurs, s’offre une sieste dans son bô camion violet. Ce grand voyageur, à peine deux ans et déjà l’Afrique et l’Asie, fait la différence avec les autres bébés, indépendant, aventurier il partage avec eux son expérience de la route.

 Tom suit Zac et Elijah dans leurs aventures quotidiennes : constructions de châteaux, attaques de royaumes divers, courses de vélos, blagues de Toto, après midi cinéma cause pluie battante quelques instants de calme, puis de nouveau chevalier il court saute dans l’eau, défriche entre 3 questions et demi, grand Tom fait son début d’Afrique.

 Elijah, petit prince blond et bouclé perché sur son moré dans une flaque d’eau de pluie, roi des airs de repos qu’il dévale perché sur son skate, enfant à l’imagination colorée il retrouve la terre africaine qui l’a accueilli l’an dernier, fidèle compagnon  de jeu de son cousin, il vit chaque jour à  10000 à l’heure ! A 21 heure, repus il s’endort vite !

 Zacharie, a fêté ses 8 ans le 16, lui aussi a eu ses deux ou trois jours de petite forme, très vite il fallait guérir pour ne pas laisser Elijah tout seul, son sourire et sa gentillesse tout est revenu. Il cultive sa liberté dans cette nouvelle histoire qu’il écrit avec son père, habille ses rêves de milles jeux et trouvailles loin des obligations urbaines, juste dans la joie d’être un petit garçon.

Mise à jour le Samedi, 27 Juin 2009 19:08