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Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes- panthères, je serais un homme-juif
          un homme-cafre
          un homme-hindou-de-Calcutta
          un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas
          l’homme-famine, l’homme-insulte, l’homme-torture

on pouvait à n’importe quel moment le saisir le rouer de coups, le tuer - parfaitement le tuer - sans avoir de compte à rendre à personne sans avoir d’excuses à présenter à personne

          un homme-juif
          un homme-pogrom
          un chiot
          un mendigot

mais est-ce qu’on tue le Remords, beau comme la face de stupeur d’une dame anglaise qui trouverait dans sa soupière un crâne de Hottentot ?
Je retrouverais le secret des grandes communications et des grandes combustions.

          Je dirais orage.
          Je dirais fleuve.
          Je dirais tornade.
          Je dirais feuille.
          Je dirais arbre.

Je serais mouillé de toutes les pluies, humecté de toutes les rosées. Je roulerais comme du sang frénétique sur le courant lent de l’oeil des mots en chevaux fous en enfants frais en caillots en couvre-feu en vestiges de temple en pierres précieuses assez loin pour décourager les mineurs. Qui ne me comprendrait pas ne comprendrait pas davantage le rugissement du tigre.
Et vous fantômes montez bleus de chimie d’une forêt de bêtes traquées de machines tordues d’un jujubier de chairs pourries d’un panier d’huîtres d’yeux d’un lacis de lanières découpées dans le beau sisal d’une peau d’homme j’aurais des mots assez vastes pour vous contenir

 

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Kif' la life !
La longue route PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Elody   

Mali  deux mois  ,de lassa a lassa  ,boucle crépue et tourbillon , les discussions spirituelles , africaines , simples ,universelles ,matinales foisonnent chez Balla  ou au café avec les autres habitants du quartier en attendant le sotrama   qui part au centre de Bamako .La colline rasta est branchée et cela remet a l 'heure toutes nos divagations mentales pleines de mots  .L'occident c'est trop de mots pour être simple , heuuu j en suis la preuve ,peut être  ? Bon ok demain j’arrête d’écrire promis.

Exobus s'exténue, la fin approche, sa mort imminente ...sa transformation quoi!

La chaleur accélère notre cheminement vers la mer, oui c’est loin!

Nous traversons des étendues incroyables, nouvelles, inconnues .Des collines coiffées de rochers ronds et rouges.

Des points de vue ponctués de monts pyramidaux, de falaises de terre noire  décorées d’un liseré d'herbes folles sèches jaune or.

Des kilomètres peuplés de baobabs humains qui racontent un état, un sentiment, atterrés, amoureux, protecteurs, épanouis, ou les esprits de la nature  glissent leurs visages. Ils accompagnent notre départ  de ce pays si terre.

Nous quittons le Mali avec un élastique dans le dos. Sans envie d’en partir, bien que le désir de mer soit devenue notre moteur, après des mois de sec.

Dur sécheresse pour   nous les sudistes meriens.

Mali de cette Afrique si Afrique. Le roots malien s'est ancré dans mon cœur, a ancré mon cœur......m’a ancré.

BRUTAFRIQUE, un sentiment fort comme Indiacambodge. Dogon vib.

Mali m'a tapé dans l'œil et dans l'âme profonde. Kamoufo. Suis si heureuse d’être passée par la enfin j’ai mis mes deux pieds en Afrique la vraie, une belle naissance, un beau baptême. Marquée.

La chaleur s’intensifie, nous filons le trajet en quelques jours.

 Joao enfile ses tongs tout seul, nous demande de stopper pour marcher un peu  et nous mène dans de très belles parcelles.

Bébé traveller qui s'adapte à  tout.

 Les singes descendent de leur  arbre. Les cocotiers soleil ... Nous atteignons la Casamance, Sénégal une autre Afrique. Ce qu'est la thaïlandais à  l'Asie le Sénégal l'est pour           l’Afrique occidentale. Moins roots que Mali .C'est mon feeling. . Arriver à  Kafountine de nuit et l’humidité nous réhydrate direct.

Kafountine, sea, sex and sun ou l'île de la tentation, paradis des célibataires, la cote d’azur exotique ....ou la prostitution est amicale .....  L’engouement premier de l'an passé s'est évaporé.

Nous installons un studio d’enregistrement  et nous rencontrons papa Couyaté, fidèle, Mariama, qui nous ouvrent leur musique.

Nous commençons notre travail créatif à  deux, mots et musique  et ça prend.

Joao  fait sa vie, d’une indépendance surprenante. Selon nos tours de grasse matinée, c'est ballade sur immense plage, trouvailles de trésors ou  sculpture sur sable.

La mer est belle et Joao y prend confiance en riant.

Retrouver les rencontres de l'an passé puis partir enfin .Le groupe me pèse,  j’ai besoin d’une pause cocon perso, famille, amoureux après trois et demi de groupe .....

cello Dakar que nous ,ouffffffffff ou l 'on croise Arjuna  ami de route ,qui nous prête sa maison ce qui nous permet de reposer un studio merci .Trois achats  et partir direction France  car plus de sous du tout ....................

Saint louis et Mauritanie, Dgé et deux autres pressés nous suivent ......

C’est si bon le désert pour être en soi.Ces espaces si absorbants.Vertige d'espace. Solitude interne, conduire des heures dans le désert ..........................vipassana interne.

Exobus en éclat comme il est né, il est ....une aventure humaine .......animale ....

On est tous si différents ... Exobus est né  d'une envie commune existant si différemment dans nos fantasmes individuels, dans nos façons de vivre, opposées.

Les mots viennent difficilement ............plus tard le recul....

Puis remontée du Sahara occidental, je sens le Maroc austère, en expansion.

Essaouira lumière.

Quinze jours de route en continu, sommes fauchés comme le mil.

 Et voila.... bateau et vertiges des profondeurs.

On a fait une belle route, du chemin. Empoussiéré notre camion et éclairé nos esprits.

Des milliers de kilomètres a caressé avec nos pieds nus, avec nos roues.

Suis heureuse d'être la mère de mon fils et la compagne de mon compagnon.

Le monde est grand je vous embrasse tous ou que vous soyez sur cette planète, saluez la grande  famille.

Nous nous sommes arrivés en France.

Totalement nomades et heureux de l’être, juste notre roulotte, itinérants, LIBRES.

 

A bientôt ou vous êtes quand nous y sommes et vice versa.

 

Lovelo.

Mise à jour le Samedi, 30 Mai 2009 13:25